Contenu

Boulevard des crépuscules

Résumé
«Un jour, sortant d'une salle de cinéma où je venais de voir Gary Cooper triompher de trois tueurs, je tombai sur cette phrase incroyable, à la Une d'un magazine : "Gary Cooper est mort." Depuis, j'ai voulu savoir ce qui se cachait derrière le mot "fin" des films. Je me suis aperçu que la "dernière scène" de nos héros des salles obscures était souvent un film en soi où les stars jouaient le rôle de leur vie, face à un adversaire redoutable : leur destin. Qu'ils n'étaient jamais aussi grands, aussi beaux, et bien sûr aussi vrais qu'à cette seconde-là, celle de leur dernière heure, les Cooper, Bogart, Flynn, Gable, Wayne, Hudson, Holden, Clift, Dean, McQueen, Monroe, Mansfield, Valentino, Ladd, Wood, Hepburn, etc., face à l'ultime caméra. Et que cette dernière séquence méritait d'être mise en scène, comme on dirige un film, avec une centaine de victimes et un seul coupable : Hollywood. Alors j'ai imaginé une superproduction, qui n'aurait que des fins et dont les acteurs seraient les plus grandes stars, mon cinéma Paradis à moi, dont les baisers volés de la dernière bobine seraient des baisers d'adieu.»
Genre littéraire: Biographie/témoignage
Durée: 22h. 29min.
Édition: Paris, Librairie générale française, 2009
Numéro du livre: 20212
ISBN: 9782253124504
Collection(s): Le livre de poche
CDU: 778.92 A/Z

Documents similaires

Durée : 21h. 50min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11938
Résumé:Ce troisième volume s'ouvre sur la Restauration et nous conduit jusqu'à la Révolution de 1830 : après la carrière du voyageur puis de l'écrivain, voici venu le temps du politique. Nommé pair de France en 1815, Chateaubriand devient ambassadeur dans plusieurs capitales d'Europe, et surtout ministre des Affaires étrangères de 1822 à 1824. Mais comme frappé de mutisme au moment d'évoquer le véritable exercice du pouvoir, le mémorialiste reste silencieux sur ces mois de gouvernement, soudainement impuissant à se représenter pleinement comme acteur de l'Histoire. L'écrivain en tout cas fragmente son tableau d'une Restauration qui se déréalise peu à peu sous nos yeux, et le présente d'emblée sur le ton du désenchantement : " Retomber de Bonaparte et de l'Empire à ce qui les a suivis, c'est tomber de la réalité dans le néant, du sommet d'une montagne dans un gouffre. " Mais c'est que la rédaction de cette partie des Mémoires fut tardive et qu'au moment où elle s'achève déferle sur la France la vague du mythe napoléonien, qui atteindra son apogée en 1840 avec le retour des cendres de l'Empereur : la grande ombre du héros national vient éclipser le soleil de la monarchie.
Durée : 26h. 37min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11929
Résumé:Le temps du Consulat et de l'Empire qui couvre cette deuxième partie des Mémoires, Chateaubriand le définissait comme celui de sa carrière d'écrivain. Et ce sont en effet de belles années de fécondité littéraire, puisque alors s'écrivent Atala, le Génie du christianisme et Les Martyrs. Mais comme toujours s'entrecroisent l'histoire privée et l'histoire publique que les deuils ici réunissent : en 1803, la mort de Pauline de Beaumont à Rome dans les bras de l'écrivain-diplomate, et en 1804, l'assassinat du duc d'Enghien qui entraîne la rupture avec Napoléon. Un empereur détesté, et pourtant assez admiré pour que la seconde partie de ce volume en retrace longuement la vie et que sa disparition contresigne la fin d'un monde : " Quand on a rencontré comme moi Washington et Bonaparte, que reste-t-il à regarder derrière la charrue du Cincinnatus américain et la tombe de Sainte-Hélène ? Pourquoi ai-je survécu au siècle et aux hommes à qui j'appartenais par la date de ma vie ? Pourquoi ne suis-je pas tombé avec mes contemporains, les derniers d'une race épuisée ? Pourquoi suis-je demeuré seul à chercher leurs os dans les ténèbres et la poussière d'une catacombe remplie ? Je me décourage de durer. " Édition de Jean-Claude Berchet, comprenant également les pièces retranchées des Mémoires d'outre-tombe.
Durée : 26h. 13min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 11888
Résumé:C'est à Rome, vers la fin de 1803, après la mort de Mme de Beaumont, que Chateaubriand conçut pour la première fois l'idée d'écrire les mémoires de sa vie. C'est un récit autobiographique et historique, dont Chateaubriand voulait faire un témoignage posthume, commencé en 1803, rédigé principalement de 1811 à 1822, et achevé de 1830 à 1841. Dans cette oeuvre, il retrace les épisodes principaux de son existence aventureuse, des landes bretonnes aux forêts du nouveau monde, de l'armée des princes en Allemagne à l'exil en Angleterre. Les Mémoires tiennent aussi un peu du récit autobiographique tel que l'avait pratiqué Jean-Jacques Rousseau. Chateaubriand livre les secrets de son inexplicable coeur, se présentant comme le véritable René, révélant l'origine des sentiments qu'il avait prêtés aux êtres imaginaires de sa création et expliquant comment peu à peu ces personnages furent tirés de ses songes. Chateaubriand transforme les Mémoires en un discours funèbre appelé à enregistrer de façon privilégiée les changements survenus dans l'histoire : disparition des hommes et des paysages, des croyances, des moeurs et des institutions.
Lu par : Michèle Quellet
Durée : 6h. 9min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 32307
Résumé:Dans la première partie du livre, Colette fait revivre Sido, sa mère tant aimée. Elle nous parle aussi de son père, " le capitaine ", second mari de Sido, de sa sœur aînée, " l'étrangère ", et de ses deux frères, " les sauvages ", de l'amour qui unissait ses parents, et de son enfance heureuse.Dans la seconde partie, des confidences, des anecdotes, des dialogues sur tous les thèmes chers à Colette : l'amour, l'indépendance, la solitude, les souvenirs, les bêtes, la nature composent Les Vrilles de la vigne. Avec ce style dru, savoureux, propre à Colette, ces récits, d'une extraordinaire poésie, sont parmi les plus beaux de notre littérature.
Durée : 5h. 29min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 13830
Résumé:Maria Callas : une voix mythique, une artiste sublime et fragile qui triompha dans tous les grands rôles - Traviata, Norma, Madame Butterfly -, sur les plus prestigieuses scènes du monde, avec les plus grands chefs d'orchestre. Une femme, aussi, qui, après une jeunesse exclusivement consacrée à son art, guidée et protégée par son mari, n'hésita pas à bouleverser sa vie lorsqu'elle rencontra l'amour auprès du milliardaire Aristote Onassis. Abandonnée par celui-ci, hantée par la conviction que sa voix avait pour toujours cessé d'être au rendez-vous, elle vécut ses dernières années dans une solitude croissante. Il fallait toute la sensibilité féminine de Madeleine Chapsal pour retracer, de façon intime et vibrante, le destin de cette femme foudroyée par la gloire, l'amour et la solitude, comme le furent Marilyn Monroe, Rita Hayworth ou Dalida. Et pour nous donner envie de découvrir ou de redécouvrir " la " Callas.
Lu par : Bertrand Baumann
Durée : 12h. 21min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 18563
Résumé:Qui était Francisco Franco Bahamonde, dernier survivant parmi les grands dictateurs du XXe siècle, né en 1892 et mort en 1975 ? " Un militaire chimiquement pur ", répondait un prêtre qui le connaissait depuis l'enfance. A l'âge des radars et des fusées, des missiles atomiques et des bombes à laser, pouvons-nous comprendre un militaire du temps de la baïonnette ? A travers ce portrait qu'il travaille comme il l'a fait pour Colette et Dostoïevski, Michel del Castillo longe et commente les grandes étapes de la vie de Franco, enfance, études, guerre coloniale au Maroc, direction de l'académie de Saragosse, etc. Il ne traite pas directement de la guerre, mais l'évoque par rubriques : soulèvement des gauches, mort de la République, les partis et l'Etat, la Phalange, l'Eglise, la répression, les Juifs, la nuit noire, sans oublier la reconnaissance internationale, le décollage économique, l'instauration de la monarchie avec Juan Carlos, l'épilogue interminable de la mort...
Durée : 4h. 44min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 12388
Résumé:Avouant en prologue, avec une sincérité émouvante, son désarroi devant la vieillesse - mais en se refusant à toute complaisance à cet égard, Françoise Giroud, comme elle l'a déjà fait dans Leçons particulières et Arthur, rouvre son album de photos et laisse refluer ses souvenirs selon les caprices de la mémoire. Multiples rencontres avec les politiques (Churchill, Raymond Barre, Mitterrand, Kissinger...), les écrivains et artistes (Mauriac, Marlène Dietrich, Marcuse, Sartre...), souvenirs de cinéma et de journalisme, portraits et anecdotes, se mêlent à des réflexions de tous ordres, sur les hommes et les femmes, la politique, le bonheur et le malheur. Le franc-parler, l'humour, un appétit intact de regarder, de réfléchir, de s'engager, font de ce livre une lecture surprenante à chaque page, et un témoignage sur la vie politique et intellectuelle des dernières décennies.
Lu par : Brigitte Cottens
Durée : 3h. 20min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 15413
Résumé:... Récit intime et militant d'une femme née avec la révolution sexuelle à la fin des années soixante. Punkette violée à l'âge de 17 ans par trois banlieusards qui la prennent en stop, prostituée occasionnelle sélectionnant ses clients sur Minitel deux ans plus tard, réalisatrice de 'Baise-moi' qui connut les détracteurs et les censeurs que l'on sait, Virginie Despentes raconte pour la première fois, avec pudeur et véhémence, comment elle est devenue Virginie Despentes et conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution et la pornographie.
Lu par : Cyrille Caille
Durée : 12h. 24min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 20653
Résumé:Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigré aux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu'en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s'installent clandestinement dans «l'Annexe» de l'immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l'un des plus émouvants sur la vie quotidienne d'une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites.
Lu par : Isabelle Lanini
Durée : 1h. 13min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 14154
Résumé:Présentation de l'éditeur : Dans les premières années de sa carrière, Georges Moustaki fait la connaissance de Siegfried Meir, qui chante sous le pseudonyme de Jean Siegfried. Ils ont le même âge, ils se ressemblent. Il faudra des années que Siegfried confie à son ami ses souvenirs tragiques. Juif, d'origine roumaine, il a connu la déportation où toute sa famille a péri. Georges Moustaki, dont l'enfance à Alexandrie a été marquée par une profonde tolérance entre les diverses communautés, a consigné le récit de Siegfried. Entre celui qui a connu la persécution et celui qui a pu grandir dans un univers préservé, se tisse un dialogue : l'un veut savoir et l'autre comprendre. L'un recueille les échos d'un destin qui aurait pu être le sien, l'autre, en la racontant, cherche à exorciser son histoire.
Lu par : Daniel Martin
Durée : 23h. 40min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 24793
Résumé:Comment devient-on Staline? Né pauvre, ce garçon séducteur et dangereux s'essaye à la poésie romantique, se prépare à entrer dans les ordres, mais trouve sa vocation dans l'action révolutionnaire. À la fois intellectuel, gangster et terroriste, le jeune Staline avait tout pour se forger un destin hors du commun dans la Russie de 1917: peu de scrupules et un énorme appétit de vie et de pouvoir. En s'appuyant sur dix ans de recherches, en particulier dans des fonds d'archives récemment ouverts en Géorgie et à Moscou, ainsi que sur les Mémoires de nombreux acteurs et témoins de l'époque, Simon Sebag Montefiore décape le vernis de la mythologie révolutionnaire. Il montre comment la rencontre, chez le jeune Staline, du banditisme caucasien, d'une paranoïa extrême et d'une idéologie impitoyable lui permit de conquérir le Kremlin et l'URSS et fit de lui un des dictateurs les plus sanguinaires de l'histoire. Sont exposés ici ses liens ambigus avec la police secrète tsariste, ses nombreuses conquêtes féminines, ses innombrables crimes et délits, mais aussi le rôle qu'il joua dans la naissance du parti bolchevique et dans la Révolution d'Octobre. On comprend mieux la question des nationalités, les luttes d'influence et la guerre idéologique, puis exterminatrice, entre bolcheviks et mencheviks avant et pendant la Révolution de 1917. Se trouvent aussi éclairées d'un jour nouveau ses relations avec Lénine, qu'il impressionna tant que celui-ci en fit, avec Trotski, son principal homme de main, avant de mesurer, trop tard, le danger qu'il représentait.
Lu par : Etienne Maignen
Durée : 10h. 54min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 24805
Résumé:Août 1972, un coup d'État est tenté contre le roi du Maroc Hassan II. Son ministre le plus fidèle, le Général Oufkir, est alors impliqué dans l'attentat et trouve la mort dans de mystérieuses circonstances. Commence alors pour sa femme et ses cinq enfants un calvaire qui durera près de quinze ans. Assignés à résidence, emprisonnés, séparés les uns des autres et isolés de tout contact avec le monde, ils parviennent malgré tout à survivre et à s'échapper. L'aînée des enfants du Général, Malika Oufkir, adoptée à l'âge de cinq ans par le roi Mohammed V - père de Hassan II - aura connu la cage dorée des honneurs et des fastes de la vie royale, privée de sa vraie famille. Mais elle aura aussi connu le cachot, l'isolement, la faim, la survie et l'humiliation des exclus, entourée des siens, en châtiment d'un crime qui n'est pas le sien. Grâce à l'aide et l'amitié de Michèle Fitoussi, écrivain et journaliste, Malika Oufkir nous ouvre sa mémoire, ses souvenirs d'enfant chérie de la cour ou de "bannie", n'omettant rien des souffrances de sa famille. Le combat, le courage, la fierté, apparaissent à chaque ligne de ce témoignage poignant d'une femme au destin hors du commun, qui a reçu en 1999 le prix des Maisons de la presse.